Cognos et Google s’associent : Un moteur de recherche dédié à la Business Intelligence
9 09 2006
Au premier trimestre 2006, Cognos annonçait un partenariat avec google (et IBM) pour l’outil Cognos Go !.
Derriere cette annonce se profilent de nombreux changements dans l’accès aux données délivrées par les systèmes décisionnels. Certes, il existe déjà des solutions telles que Business objects webintelligence, Hyperion webanalysis, pour ne citer que ceux-ci, qui permettent d’accéder à des rapports depuis un navigateur internet. Il s’agit de la présentation, voire de l’édition de rapports preparés et organisés selon une hierarchie prédéfinie (par exemple des tableaux, previsions, budgets.)
L’originalité de Cognos Go! Search Service réside dans le fait que les technologies d’indexation de google permettront également de trouver des rapports, tableaux de bord et graphiques grâce à des mots clés de recherche mais également grâce à données contextuelles ! ainsi, toutes sortes d’alertes et de rapports cohérents avec les mots clés demandés peuvent être fournis en résultat. La requête “Production japon” pourrait par exemple restituer un tableau de coûts par produits japonais, une alerte de l’état des stocks de marchandise sur le site de production d’Osaka, un tableau de synthese des prévisions de production pour le japon et des indicateurs de chiffre d’affaire dans la zone Asie; Chaque résultat offrant un accès detaillé vers le module qui l’a généré.
Obtenir des informations stratégiques générées par son systeme décisionnel grâce a une simple recherche de mots clés dans un navigateur ? celà représente un changement énorme par rapport au pratiques actuelles des contrôleurs de gestion, chefs de produits et autres directeurs financiers.
La business intelligence semble prendre le virage de la massification. Celà ne vous rappelle rien ? Au origines d’internet, alors qu’un nombre limité de sites existaient, l’on savait ce que l’on cherchait, la mode était aux annuaires, qui cataloguaient l’information. Aujourd’hui, les documents disponibles ont connu un accroissement exponentiel. Comme le constate John Batelle dans son livre “la révolution Google“, A présent nous sommes certains que l’information existe, la grande question est de savoir si nous sommes capables de la trouver, d’ou la necessité de moteurs de recherches puissants et intelligents, capables de placer nos mots clés dans un contexte et de fournir des résultats appropriés.
Le parralèle est évident: Avec un moteur de recherche décisionnel, le décideur ne consulte plus seulement l’information qu’il a stocké au préalable, l’information (contextualisée) vient au décideur.
Ainsi, la simplicité de prise en main d’un navigateur est susceptible de:
- permettre l’accès à un nombre plus important et plus varié d’utilisateurs,
- à un cout moindre (pas besoin de formation pour utiliser un navigateur)
- libérer du temps pour les fonctionnels, qui pourront davantage se recentrer sur leur metier et eviter de perdre des heures dans la gneréation de rapports sur mesure.
Il est coutume de dire que l’information est partout. Un outil de ce genre permet d’en accelérer la restitution. A quoi sert-il de générer un tableau de bord si il existe dejà et a été indexé par le moteur ?
Deux bémols cependant
La réussite d’une telle solution dépendra de la capacité de l’outil à appréhender les informations contextuelles et les liens entre documents de manieres coherente. L’on envisage difficilement la possibilité d’exploiter des centaines de documetns issus d’un index pour prendre une décision rapide et efficace. L’approche se doit d’être plus qualitative, sélective, que quantitative (contrairement à la logique des moteurs de recherche traditionnels, qui accroissent le volume de l’index pour augmenter les chances de trouver des informatiosn pertinente).
La fraicheur des données est par ailleurs capitale, car même si le temps du decisionnel ne présente pas les contraintes du monitoring en temps réel, il est necessaire que les données obsoletes qui pourraient conduire a des decisions eronnées soient désindexées.
La forte expansion du marché du decisionnel ces dernières années produit peu a peu un effet prévisible: les outils se simplifient, se massifient, et avec eux, les interfaces utilisateur. Ainsi, Microsoft office annonce d’ores et déjà sa volonté d’attaquer les éditeurs traditionnels de solutions de Business Intelligence avec l’intégration de briques décisionnelles avancées dans la prochaine mouture de son application de bureautique : Office 12 (j’y consacrerait d’ailleurs un sujet bientôt).
Petite annecdote, cognos propose même un lien pour ajouter le flux rss du site aux lecteur de flux fourni par google, c’est assez rare chez un éditeur de progiciels d’entreprise pour etre signalé !
Deuxieme anectocte, moins drôle celle ci: ces derniers jours ont été le théatre d’un évênement: Cognos multiplie les recommandations négatives sur les marchés financiers et annonce une suppression de 6% de ses éffectifs, officiellement pour “Doper la rentabilité opérationnelle”. Il faut croire que les grandes soldes du mois de juin n’auront pas suffit (lire le billet non sans humour de Philippe Nieuwbourg). Cette réduction d’effectif entre t-elle effectivement dans le cadre d’une réorganisation stratégique ou peut-on voir là les premiers signes d’éssouflement d’un des leaders du marché du décisionnel ? doit-on en tirer des conclusions sur l’avenir d’un secteur qui a connu une forte croissance ces dernieres années ?
Mise à jour:
Un partenariat de cet ordre est également réalisé par google avec les éditeurs Business Objects, et plus récemment SAS, via l’application “Onebox for enterprise“
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